Des centaines d’élèves de l’enseignement spécialisé sans transport scolaire !

Des centaines d’élèves de l’enseignement spécialisé sans transport scolaire !

Lettre ouverte à :

  • Rudi Vervoort, membre du collège de la Commission communautaire française (COCOF), chargé de la politique de l’enseignement, des crèches, de la culture, des personnes handicapées, du tourisme et du transport scolaire ;
  • Philippe Henry, ministre du climat, de l’énergie, de la mobilité et des infrastructures de la

Pour information à :

  • Caroline Désir, ministre de l’éducation de la Fédération Wallonie-

 

Messieurs les Ministres,

Des centaines d’élèves se retrouvent en ce début d’année scolaire sans transport scolaire ! Vous n’êtes pas sans connaître cette situation catastrophique pour les enfants et jeunes de l’enseignement spécialisé, aussi bien à Bruxelles qu’en Wallonie. De plus, il semble que cela devrait durer encore plusieurs mois. C’est intolérable !

Cette situation signifie que la plupart de ces élèves doivent rester à domicile et sont donc privés de leur droit fondamental à l’éducation. En outre, bien souvent les familles sont dans l’impossibilité de les accompagner par elles-mêmes : absence de véhicule, de transport en commun, manque de moyens financiers, parents eux- mêmes en situation de handicap, incompatibilité d’emploi du temps…

Certaines de ces familles ont déjà dû ou devront renoncer pour l’un des deux parents à l’emploi qu’ils occupent. Le plus souvent c’est la mère qui doit trouver des solutions, ce qui entraîne, en plus de la discrimination envers la situation de handicap des enfants et de la situation sociale des familles, une discrimination basée sur le genre.

Les élèves concernés, particulièrement fragiles, viennent déjà de subir trois années scolaires bouleversées par la pandémie, avec toutes les conséquences néfastes que cela implique pour eux sur leur présent et leur avenir. Or certains circuits de transports scolaires prennent en charge tantôt certains d’entre eux, tantôt d’autres. Les élèves « bénéficient » donc, tour à tour, d’un enseignement partiel, puisqu’ils ne sont pas conduits chaque jour au lieu de leur scolarité !

Nous vous prions donc de trouver le plus vite possible des solutions. Elles passeront forcément par des actions concrètes pour pallier la pénurie de chauffeurs, qui soient bien plus incitantes qu’une campagne de communication, dont nous apprécions l’intention. Toutefois, celle-ci ne peut remplacer des mesures matériellement efficaces : la communication n’est pas l’action !

Vous ne pouvez pas laisser plus longtemps ces enfants fragiles sans scolarité et leurs familles dans le désespoir.

 Signataires :

  • France De Staercke, pour la Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel (FAPEO)
  • Bernard Hubien, pour l’Union francophone des associations de parents de l’enseignement catholique (UFAPEC) Josée Comparato, pour l’Association de parents d’enfants sourds et malentendants (APEDAF)
  • Geoffroy d’Aspremont, pour l’Association belge pour les enfants en difficulté d’apprentissage (APEDA)
  • Eliane Demunter, pour Grandir-ensemble Sophie Leclère, pour Cœur à corps asbl
  • Isabelle Resplendino, pour Autisme-Belgique

 Contacts presse :

Uccle : journée de sensibilisation au handicap

Uccle : journée de sensibilisation au handicap

Chers vous tous,

C’est le 8 octobre qu’aura lieu notre journée de sensibilisation au handicap.

Venez, invitez vos amis , vous connaissez le Slogan de Grandir Ensemble : on n’aime que ce que l’on connaît bien. L’occasion est offerte.

L’occasion aussi de découvrir l’Art pratiqué par des personnes différentes.

L’occasion aussi de faire la fête ensemble !

Je serai heureuse de vous rencontrer,

Eliane Demunter

Le handicap ne discrimine pas et peut toucher tout le monde. L’échevinat des Personnes en Situation de Handicap organise dès lors, en collaboration avec le Conseil Consultatif Ucclois des Personnes en Situation de Handicap dont fait partie Grandir Ensemble, une deuxième journée uccloise de sensibilisation des citoyens au handicap mental, auditif, visuel ou moteur.

 Cette journée conviviale sera rythmée par des ateliers de mises en situation au cours desquels les participants pourront se familiariser avec le concept de l‘inclusion et prendre conscience qu’une société inclusive ne peut exister sans l’appui et les efforts de tous et toutes. Chacun sera dès lors invité à réfléchir sur la façon dont il peut vivre l’inclusion dans sa vie quotidienne et à poser un autre regard sur la différence. L’inclusion pouvant être vécue dans tous les domaines de la vie quotidienne : dans celui de l’école, du sport, de la culture, du travail, de la famille…

L’inclusion nous concerne tous ! Faisons face aux challenges de notre époque tout en contribuant à un monde plus juste et équitable pour tous.

Et, du 5 au 9 octobre, exposition des artistes plasticiens du centre Le Potelier des Pilifs.

 

Cliquez sur l’image correspondante pour télécharger le flyer (1 Mo) et l’affiche de l’exposition :

Flyer Samedifference Exposition des Pilifs

Message d’ACTE : enquête sur les besoins du handicap en région bruxelloise

Message d’ACTE : enquête sur les besoins du handicap en région bruxelloise

En réponse à un marché public publié par la Commission communautaire française (COCOF) et la Commission communautaire commune (COCOM), le centre de recherche ACTE a été mandaté pour réaliser une étude sur la situation des personnes concernées par le handicap en Belgique (personnes en situation de handicap, familles, aidant.e.s-proches, etc.). Cette étude se déroulera en deux temps : d’abord, une enquête en ligne, complétée par des entretiens individuels. 

Ensuite, l’objectif est d’identifier les besoins des personnes en situation de handicap et de leurs proches (par exemple l’accès à l’enseignement, à l’hébergement, aux activités de jour, à l’accompagnement, aux droits sociaux, etc.). Est-ce que des services existent pour répondre à ces besoins, et si oui, est-ce qu’ils rencontrent les attentes des bénéficiaires ?  

Chacun ayant un parcours de vie, des attentes et des besoins différents, nous souhaitons récolter l’avis d’un maximum de personnes !

Les résultats permettront aux politiques d’adapter les services disponibles en région de Bruxelles-Capitale : il est donc crucial qu’un maximum de personnes concernées aient l’occasion de s’exprimer

L’enquête en ligne pour les personnes en situation de handicap.

L’enquête en ligne pour les aidant.e.s-proches d’une personne en situation de handicap.

Florence Merken, assistante de recherche à l’ULB, Acte (Autisme en Contexte, Théorie et expérience)

Handicap intellectuel et inclusion scolaire : Table ronde, Jour 2

Handicap intellectuel et inclusion scolaire : Table ronde, Jour 2

Suite de la table ronde à l’initiative de Madame la Ministre de l’Éducation, Caroline DÉSIR, coorganisée par UNIA, le Délégué général aux droits de l’enfant et Inclusion asbl.

Ce mercredi 8 juin, nous avons participé à cette 2e journée. Si la première était en visioconférence et permettait de faire le point sur l’état actuel de cette inclusion et sur les revendications des intervenants, cette journée était constituée d’ateliers concrets afin d’en tirer des suggestions concrètes.

table ronde programme

Ces ateliers étaient répartis en 4 thèmes :

Thème 1 : identifier et lever les obstacles règlementaires :

L’assemblée était unanime sur les problématiques suivantes :

  • le problème de la certification, qui est à assouplir : qu’une réussite soit possible par unités, une dispense…
  • pouvoir disposer d’aménagements raisonnables lors des examens même si ceux-ci n’ont pas été officiellement déclarés durant l’année scolaire,
  • pouvoir bénéficier d’aménagements raisonnables même si l’élève n’a pas de diagnostic, les aménagements répondant à ses besoins,
  • élaborer des aménagements universels (donc pour TOUS les élèves – ex. ne donner des feuilles écrites qu’au verso, dans une police de taille 14…),
  • résoudre le problème des transports scolaires pour les élèves en inclusion à Bruxelles.

Il a été aussi relevé que la réforme de l’intégration ne laissait plus qu’un mois et demi pour préparer le dossier d’une collaboration entre une école d’enseignement spécialisé et une école d’enseignement ordinaire, ce qui entraîne que des élèves devront rester 2 ans dans le spécialisé avant de rejoindre l’ordinaire, par manque de temps.

Le thème de l’inclusion sociale hors école a aussi été abordé : l’extrascolaire, l’emploi… à ce sujet, la représentante d’une fédération d’associations de parents nous a parlé de l’expérience de Marie, jeune adulte porteuse d’une trisomie 21, qui est assistante maternelle le mercredi dans une école de la province de Liège. Un pas de plus dans l’inclusion à lire ici.

Nous avons pu soulever que, via nos travaux dans le groupe « collaboration enseignement spécialisé- médicosocial » du Conseil supérieur de l’enseignement aux élèves à besoins spécifiques (CSEEBS), nous avions fait ressortir que :

  • Dans les années 1970, des membres du personnel des IMP (Instituts médico-pédagogiques) pouvaient intervenir à temps plein dans les écoles spécialisées auprès des élèves présentant une déficience sévère. De ce fait, les périodes d’encadrement paramédical et éducatif de ces écoles attribuées par la Communauté française furent limitées puisque ces écoles bénéficiaient d’un apport extérieur, au sein même de leurs classes.
  • Dans les années 1980, la Cour des Comptes a estimé que les interventions du personnel des IMP constituaient un « doublon » avec les prestations du personnel des écoles. Ces interventions ont donc été supprimées. Les services résidentiels intervenant au sein des écoles sont alors devenus des services d’accompagnement, aux horaires limités (2 à 4h par semaine par bénéficiaire dans le meilleur des cas).
  • MAIS les périodes paramédicales et éducatives des écoles spécialisées n’ont alors pas été augmentées pour pallier cette lacune.
  • Cela explique en grande partie les carences de soutien que nous subissons actuellement en ce qui concerne cette population d’élèves.

Nous avons donc fait le parallèle avec les élèves intégrés dans l’enseignement ordinaire, en plaidant pour que des personnels du médicosocial puissent les accompagner plus intensément. Nous avons aussi évoqué les problèmes d’acculturation, et suggéré que les personnels de l’enseignement et du médicosocial bénéficient d’un tronc commun de formation initiale et continuée, d’un lexique commun…

table ronde thèmes ateliers

Thème 2 : améliorer ensemble ce qui existe déjà. Comment faire mieux dès maintenant ?

Pour la plupart des demandes, celles du premier thème ont été approfondies.

Thème 3 : renforcer la formation des enseignants

En ce qui concerne la formation initiale et la réforme qui devrait entraîner une année supplémentaire, la ministre a évidemment répondu que cela ne dépendait pas de son ministère, mais de celui de l’enseignement supérieur, et que la demande de formation aux besoins spécifiques avait été faite par son cabinet [NDLR : et réitérée sur demande du CSEEBS]. Pour une formation commune avec d’autres secteurs, elle consultera ses collègues des autres gouvernements. Quant à la formation continuée, elle a expliqué que les formations étaient nombreuses concernant les besoins spécifiques et suivies par un très grand nombre d’enseignants, autant par les réseaux d’enseignement que par l’institut de formation en cours de carrière.

La collaboratrice du Délégué général aux droits de l’enfant a fait justement remarquer que des enseignants se plaignaient du peu de pratique de certaines formations et qu’il vaudrait mieux des formations plus longues, et surtout suivies dans le temps sur le terrain, sur des mois, voire des années.

Ce qui rejoint notre revendication que les organismes de formation continue soient enfin agréés sur le contenu des formations. Un suivi sur le terrain permettrait de ne garder que celles qui sont vraiment efficaces et d’inciter les organismes à améliorer les autres.

Thème 4 : imaginer demain !

Il nous avait été demandé de soumettre des projets concrets. Nous avons donc à nouveau soumis notre projet d’unité fixe et mobile d’interventions précoces en autisme, projet qui peut très bien être décliné pour des élèves en situation de handicap mental sans autisme (ou d’autres besoins). Nous avons rappelé que des interventions précoces éviteront le sur-handicap et contribueront grandement à ériger cette société que nous désirons tous, à savoir une société pour tous.

Conclusion :

Cette journée a été fructueuse. Les participants, professionnels, parents, associatifs… étaient unanimes sur les réflexions de ces ateliers.  Nous espérons voir à terme leurs résultats sur le terrain. Nous suivrons attentivement ce dossier et vous en informerons.

Parking.Brussels condamné pour leur contrôle par scan-cars !

Parking.Brussels condamné pour leur contrôle par scan-cars !

Depuis l’arrivée des scan-cars dans plusieurs villes, Unia et le CAWaB (Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles) constatent et dénoncent que les solutions proposées ne permettent pas d’éviter l’envoi indu de redevances aux personnes titulaires de cette carte européenne de stationnement pour personnes handicapées. Unia a été saisi par une victime qui a reçu 9 demandes de redevances en l’espace de 11 mois, alors même que sa carte de stationnement était correctement apposée.

En octobre dernier, Unia, le CAWaB et le requérant ont dès lors décidé d’introduire une requête en cessation pour demander qu’il soit mis fin à ces pratiques jugées discriminatoires et qui constituent une charge injustifiée pour les personnes en situation de handicap.

Le 2 mai dernier, le Président du Tribunal de première instance de Bruxelles a estimé dans son jugement que le système de contrôle automatisé de stationnement – tel qu’organisé par Parking.brussels à l’aide de scan-cars – induit bien une discrimination indirecte sur la base du handicap. Il souligne le fait que l’Agence a implémenté un contrôle qui exige des démarches supplémentaires que celles prévues par les législations fédérales et régionales.

Lire l’article intégral et télécharger le jugement sur le site du CAWaB.